L’industrie touristique se tourne vers les retraités pour combler ses besoins


Radio-Canada

Publié le 16 septembre 2019

Alors que le secteur touristique connaît un manque important de main-d’œuvre, ses acteurs cherchent des solutions pour combler leurs besoins. Il n’est cependant pas simple de dénicher une main-d’œuvre qualifiée, prête à travailler en fonction d’horaires ponctuels, particulièrement après le retour des classes.

Mais certains affirment avoir trouvé la façon de contrer la pénurie avec les jeunes–et moins jeunes– retraités.

Comme d’autres lieux touristiques, les Jardins de Métis peinaient à embaucher. Aujourd’hui, le directeur de l’endroit, Alexander Reford, peut compter sur une demi-douzaine de guides qui sont sortis de la retraite pour arpenter les jardins. Un pari gagnant, assure-t-i

Régis Fortin, 51 ans, affirme ne trouver que du bonheur chez son nouvel employeur. Lui qui fut analyste-programmeur à Montréal, trouve son nouveau «bureau de travail» bien agréable.

On rencontre des gens fantastiques, s’exclame-t-il. C’est des gens en vacances, alors c’est des gens toujours heureux. C’est une expérience différente. J’ai travaillé dans un bureau. Là, je travaille dehors, je prends le grand air.

C’est l’expérience humaine qu’il recherche particulièrement dans ce travail, renchérit-il, et surtout, être loin du stress professionnel.

Comment trouver ces retraités?

Pour dénicher cette précieuse main-d’œuvre, Alexander Reford s’est fié au bouche-à-oreille. En parlant avec ses propres employés et en utilisant les réseaux sociaux. Jusqu’à présent, l’approche porte ses fruits.

Au Bureau d’information touristique de Rimouski, on a décidé d’emprunter la même voie il y a quelques années. Une des employées les plus précieuses était une retraitée, qui a travaillé fidèlement au bureau pendant cinq ans.

La coordonnatrice du bureau veut réitérer l’expérience l’an prochain, cette fois en proposant des quarts de travail spécifiquement conçus pour attirer les 55 ans et plus.

Depuis 8 ans, un achalandage notable est constaté dans le secteur touristique durant ce qui était auparavant considéré comme la « zone morte » du tourisme, la période entre le début des classes et celle des congrès, des conférences et d’autres rassemblements professionnels, débutant d’ordinaire au mois de novembre. Karine Lebel, de l’Association touristique du Bas-Saint-Laurent, confirme cette tendance.

On connaît quand même un très fort achalandage. La température est habituellement clémente. Les bureaux d’accueil touristiques sont encore ouverts. […] Beaucoup étirent leurs vacances jusqu’à l’Action de grâce.

Karine Lebel, responsable des communications, Tourisme Bas-Saint-Laurent

 


Auteure

Isabelle Poirier

ipoirier@soper-rimouski.ca
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